AG du 15 avril 2026

L’assemblée générale de l’association s’est tenue le 15 avril dernier au 19 Côté cour (Paris, 18e). Après l’accueil des adhérent·es autour d’un verre, l’AG commençait à 20 h 15 après que le secrétariat ait annoncé que le quorum était atteint avec 80 membres présents ou représentés soit un nombre plus important que l’an passé. Le CA se félicite de la présence physique de 45 personnes, une augmentation sensible qui nous l’espérons ne s’arrêtera pas là.

À l’occasion de la lecture du rapport d’activité par Charlotte Tourrès et Giulia Rodino, coprésidentes, la parole était donnée aux ateliers Festival, Ciné-club et Tempo. Suivait la lecture du rapport financier par Mathilde Muyard, trésorière : la bonne santé financière de l’association permet d’envisager des dépenses pour l’année en cours (mise à jour du site Internet, publication de la rencontre avec Arthur Harari et Laurent Sénéchal autour d’Onoda) ainsi que l’augmentation de la dotation pour la prochaine édition du festival (2028) au cas où les subventions et partenariats viendraient à baisser.

On passait ensuite au vote et les deux rapports ont été approuvés à l’unanimité.
Avant l’élection du conseil d’administration, trois adhérents rejoignaient la liste des candidat·es qui se trouve ainsi cette année fort de 24 membres, élus à l’unanimité. Les membres de ce nouveau CA sont : Camille Arnaud, Valentin Bertomeu, Thaddée Bertrand, Carole Borne, Mélanie Braux, Céline Canard, Marion Dartigues, Clémence Diard, Célian Dubois-Fernier*, Julie Dupré, Valentin Durning, Ilona Escourrou, Maxime François, Loïc Gaillard-Damian*, Flore Guillet*, Alexandre Lutz, Mathilde Muyard, Annie Pierre, Dorothée Prud’homme*, Vincent Rinaldi, Giulia Rodino, Baptiste Saint-Dizier, Charlotte Tourrès et Garance Zipper. (* Membres qui rejoignent le CA pour la première fois.)

Après cette élection, et avant de reprendre l’ordre du jour, un intermède joyeux était improvisé à la demande de l’atelier Tempo : nous avons enregistré un joyeux anniversaire en un plan séquence (!) et en une seule prise pour nos collègues du British Film Editors (Royaume-Uni) qui fêtent cette année leur soixante ans.

Suite à son apparition dans un avenant de la convention collective du cinéma, le débat était ensuite lancé sur la contamination du terme de « monteur image » dans les génériques, dans la bouche de nos collègues (spécialement du son), voire dans le langage courant (les journalistes l’utilisant communément, par exemple).

Il a été rappelé en préambule que LMA demande la correction pure et simple de l’avenant en question. Le SPIAC-CGT nous a précisé depuis l’AG la démarche qui a été initiée : une fois que le collège employeur aura donné son accord pour cette correction, un nouvel avenant signé par toutes les parties remplacera l’existant.

Les anciens ont rappelé l’historique de ce terme malheureux dont l’usage est concomitant avec la spécialisation du montage son (autrefois les monteurs prenaient en charge la bande sonore et dans la convention du cinéma le poste de monteur son n’existait pas). À partir de là, la suite logique était l’éviction du monteur de toutes les opérations sur la bande sonore, son travail étant considéré comme achevé une fois la porte de la salle de montage refermée. Ainsi, la simple apposition de ce terme absurde (il n’y a pas plus éloigné du montage que ce terme abstrait d’« image » qui fait fi de la dimension temporelle des plans) a des conséquences réelles sur notre métier et c’est pourquoi il faut se battre fermement contre son utilisation.

Une participante a évoqué la difficulté de s’assurer d’être correctement crédité au générique puisque la plupart du temps nous ne sommes plus là (et pour cause !). Il faut dans ce cas, comme l’a suggéré une monteuse, ajouter une clause sur le sujet dans son contrat de travail et/ou en parler avec le postproducteur/la postproductrice qui en général gère la rédaction des génériques.

Plusieurs pistes d’actions ont été évoquées : sensibiliser les membres de l’association via l’ajout d’une mention dans les Engagements (validés au moment de l’adhésion ou de son renouvellement) ; écrire aux syndicats de producteurs, à l’ADPP, à nos collègues du son (l’AFSI) et aux écoles, ; réaliser des « ciné-tracts » à destination des réseaux sociaux, en maniant l’humour.

Après cette discussion, la nouvelle mouture de notre site Internet était présentée en avant-première à l’assemblée et les débats prenaient fin à 22 h 15.