« À savourer, mais pas à approfondir ! », écrit étrangement en 1971 à la sortie du film Trafic de Jacques Tati une critique de L’Humanité. Cinquante-cinq ans plus tard, n’est-il pas temps de redécouvrir et d’analyser le film de fiction du cinéaste-acteur qui reste probablement le plus méconnu ? Considéré dès 1972 comme l’un des dix meilleurs films de l’année par les critiques américains, il nous éclaire désormais à la fois sur la civilisation de l’automobile et sur l’écologie, sur le travail, sur la réussite, sur le confort bourgeois et sur les modalités de renaissance d’une réelle convivialité. Au point de devenir, avec Mon oncle et Playtime, l’un des grands films visionnaires de Jacques Tati ?